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BIOGRAPHIE         

 

Auteur, compositeur et interprète français (Sète, 1921 — Saint-Gély-du-Fesc, Hérault, 1981).

À la suite d'une erreur de jeunesse contée dans les Quatre Bacheliers (1966), Georges Brassens quitte sa ville natale, ce qui lui donnera le sujet d'une chanson à succès (la Mauvaise Réputation, 1952). À Paris, en 1939, il travaille en usine avant d'être envoyé en Allemagne dans le cadre du STO.

1944-1952: crainte et désœuvrement

À l'occasion d'une permission, début 1944, Brassens décide de déserter et se réfugie chez Jeanne Planche et son mari Marcel (surnommé «l'Auvergnat»), tous deux présents dans son œuvre: la Cane de Jeanne (1953), Chanson pour l'Auvergnat (1954), Jeanne (1962). Ce sont eux qui l'assistent durant les années de misère, de 1944 à 1952: persuadé de pouvoir vivre de sa plume, il écrit romans, pamphlets et chansons et passe des auditions sans lendemain dans des cabarets parisiens. En 1952, Patachou chante quelques-unes de ses chansons et le persuade de les interpréter lui-même.

L'ascension d'un anticonformiste

Son premier 78-tours dérange: le Gorille (1952) est interdit sur certaines antennes. Mais l'aspect rondouillard, la pipe et la grosse moustache de Georges Brassens dégagent une sincère bonhomie: il séduit, la même année, avec la Chasse aux papillons, le Parapluie et le Petit Cheval, texte de Paul Fort qu'il met en musique; il lui arrive parfois de donner une nouvelle vie aux poèmes d'autrui: Gastibelza (1954) et la Légende de la nonne (1956) de Victor Hugo, Ballade des dames du temps jadis (1953) de François Villon, Marquise (1962) de Corneille, la Prière (1954) de Francis Jammes, Il n'y a pas d'amour heureux (1953) d'Aragon, Pensée des morts (1969) de Lamartine.

N'aimant guère voyager, il sillonne pourtant la France entre divers séjours au cabaret des Trois Baudets, à l'Olympia ou à Bobino.

La consécration

Durant ces années de labeur, ses chansons pénètrent dans chaque foyer: Brave Margot (1952), les Sabots d'Hélène, Une jolie fleur (1954), Je me suis fait tout petit, Auprès de mon arbre (1955), Marinette (1956), Oncle Archibald (1957). En 1957, il tourne dans le film Porte des Lilas, de René Clair. C'est pour lui une expérience sans lendemain.

Certains n'ont retenu de Georges Brassens que son côté subversif; ayant écrit dans des revues anarchistes, il sait quels mots employer lorsqu'il veut choquer. Mais il est parfois dépassé par la portée de ses chansons: les Deux Oncles (1964) et, dans une moindre mesure, la Guerre de 14-18 (1962) furent mal perçues

Passionné par la langue française, ses phrases extrêmement ciselées restaient des années dans ses cahiers avant qu'il ne les juge dignes d'être publiées, faisant bloc avec ses musiques dont l'apparente simplicité ne peut masquer l'efficacité: les Copains d'abord (1964) reste son plus grand succès populaire. Brassens était admis dans le patrimoine

La maladie

D'insupportables crises de coliques néphrétiques calment à peine le rythme des tournées et des disques: en 1976, malade et fatigué, il occupe cinq mois la scène de Bobino, ce qui est un record. Puis il se retire

Ses derniers enregistrements ne sont plus vraiment siens: il apparaît dans Émilie  jolie (1979) de Philippe Chatel, joue de la guitare auprès de son ami batteur Moustache (1979); son dernier album, Georges Brassens chante les chansons de sa jeunesse (1980), est constitué de reprises.

De plus en plus hanté par l'idée de la mort, du Testament (1956) aux Funérailles d'antan (1960) et jusqu'à la Supplique pour être enterré sur la plage de Sète (1966), Brassens fut emporté par le cancer le 29 octobre 1981. Sa ville natale lui a consacré un musée.

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