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   ACTUS     

ou 

Des Pavés dans la Mare  

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1. Les 13 Roses

  2.  Respect Madiba

3. Détonant France Soir
4 Mikis THÉODORAKIS    

4. Mikis Théodorakis

χρόνια πολλά !

Joyeux anniversaire

Mikis Théodorakis a eu 95 ans le 29 juillet 2020

 

Le plus grand compositeur grec du XXe siècle et l’un des plus grands du monde est né le 29 juillet 1925 sur l’île de Chios. Sa vie se confond avec celle du peuple grec. Une lutte longue, dure, âpre, souvent sanglante pour "le pain et les roses", l’indépendance de la patrie et l’émancipation des ouvriers, des paysans, du peuple hellène.

Chez lui la lutte s’exprime par ses engagements militants et sa création artistique.

Son oeuvre musicale est immense, universellement reconnue et d’une grande diversité (Opéras, cantates, symphonies, oratorios, chansons populaires...). Les textes dont s’inspire la musique de Théodorakis sont, entre autres, des poèmes de Pablo Neruda, Lorca ou Yanis Ritsos. L’actualité et les combats des Grecs lui inspirent aussi une grande partie de ses œuvres. Ses chants deviennent des hymnes de lutte qui saluent les héros et martyrs du peuple grec. Mais aussi la vie, l’amour, la Grèce.

Mikis s’engage très jeune dans la vie de la cité. Il est partisan de l’ELAS (armée populaire de libération nationale) et de l’EAM (front de libération nationale). Il devient alors communiste. Il est arrêté et torturé par l’occupant. Battu à mort dans une manif par la police il est cru mort et envoyé à la morgue....Lorsque Churchill et les monarcho-fascistes grecs provoquent et gagnent la guerre civile, Théodorakis est de nouveau arrêté et déporté au camp de Makronissos. Le régime de terreur (il est torturé sans cesse et deux fois enterré vivant) qui y règne marque à vie l’artiste et le citoyen. Dans les années 1950 il entame la renaissance de la musique grecque et suscite une révolution culturelle dans sa patrie dont les conséquences persistent toujours.

Le coup d’Etat fasciste et le régime des Colonels, téléguidés par la CIA, amène Théodoarkis dans la clandestinité (sa musique est interdite) puis de nouveau en prison et enfin il est déporté au camp de concentration d’Oropo. Finalement il est exilé sous la pression internationale (exigent sa libération : Dimitri Chostakovitch, Léonard Bernstein, Arthur Miller et Harry Belafonte...entre autres).

Mikis rentre en Grèce à la chute de la Junte et continue son oeuvre mais aussi ses activités politiques de citoyen. Contre le fascisme, contre l’anticommunisme qui amalgame le régime soviétique et le fascisme, pour la Palestine, contre la guerre de l’OTAN contre la Serbie, contre le bradage des intérêts nationaux en Macédoine et contre l’étranglement social et humain du peuple grec par la sinistre Troïka (UE, BCE, FMI). Theodorakis a composé plus de mille mélodies. Ses œuvres appartiennent maintenant au patrimoine culturel, non seulement de la Grèce, mais du monde.

Encore récemment les droites en Grèce et même en France (Juppé, Copé...) ont tenté de l’accuser d’antisémitisme (c’est devenu une saloperie "classique" pour déconsidérer une personnalité de gauche) et en on profité pour accuser JL Mélenchon d’entretenir des "relations sulfureuses avec des personnalités antisémites, comme le compositeur grec Mikis Theodorakis" (Juppé, un condamné pour prise illégale d’interets !...) . Il riposte :

" Je suis Grec et fier de l’être, car nous sommes le seul peuple en Europe qui, pendant l’occupation allemande (1941-1944), non seulement n’a pas exercé de poursuites contre les juifs mais, au contraire, les a aidés à vivre et à survivre avec tous les moyens dont nous disposions. À l’époque, j’étais moi-même partisan de l’Armée populaire de libération et je me souviens que nous avions pris sous notre protection de nombreuses familles de juifs grecs, que nous nous sommes souvent battus contre les SS pour les sauver et beaucoup d’entre nous l’ont payé de leur vie […] Donc, me qualifier de raciste et d’antisémite n’est pas une simple calomnie, mais l’expression de la pire bassesse morale, issue le plus souvent de cercles proches d’organisations et d’individus opérant dans la mouvance du néonazisme et auxquels la crise a permis de relever la tête pour nous menacer et – incroyable, mais vrai – nous accuser, eux, d’antisémitisme en utilisant un arsenal de mensonges et de déclarations insidieuses !"

Alors χρόνια πολλά, excellent anniversaire, Mikis ! Ké sta ekato (et à cent ans) comme on dit en Grèce.

 Antoine Manessis

31 Juillet 2020


3. Un article détonant

E En mars 2020, nous sommes entrés dans un monde délirant gouverné par la peur et les mensonges de nos autorités qui font actuellement tout pour  prolonger la panique sans justifications médicales réelles...

 LIRE : Un étonnant et détonant article de France-Soir ! 




2. Respect Madiba 

Después de convertirme en presidente, le pedí a algunos miembros de mi escolta que fuésemos a pasear por la ciudad. Tras el paseo, fuimos a almorzar a un resta… Traduction

′′ Après être devenu président, j'ai demandé à certains membres de mon escorte de se promener en ville. Après la promenade, nous sommes allés déjeuner au restaurant. Nous nous sommes assis dans l'un des plus centraux, et chacun d'entre nous a demandé ce qu'il voulait. Après un certain temps d'attente, le serveur est apparu avec nos menus. C ' est juste là que j'ai réalisé que sur la table qui était juste en face de nous, il y avait un homme seul, espérant être soigné.

Quand il a été servi, j'ai dit à un de mes soldats : va demander à ce monsieur de nous rejoindre. Le soldat est allé lui transmettre mon invitation. L ' homme s'est levé, a pris son assiette et s'est assis juste à côté de moi. Pendant qu'il mangeait, ses mains tremblaient constamment et ne levait pas la tête de sa nourriture. Quand on a fini, il m'a dit au revoir sans juste me regarder, je lui ai serré la main et il est parti.

Le soldat m'a dit :

- Madiba, cet homme devait être très malade, car ses mains tremblaient en mangeant.

- Non, pas du tout ! la raison de son tremblement de terre est une autre - je lui ai répondu. Ils m'ont regardé étranges et je leur ai dit :

Cet homme était le gardien de la prison où j'étais enfermé. Souvent, après les tortures qu'ils me soumettaient, je criais et pleurais en demandant de l'eau et il venait m'humiliait, se moquait de moi et au lieu de me donner de l'eau, il pissait dans la tête.

Il n'était pas malade, il avait peur et tremblait peut-être en espérant que moi, maintenant que je suis président de l'Afrique du Sud, l'envoie emprisonner et lui fasse la même chose qu'il m'a fait, le torturer et l'humilier. Mais je ne suis pas comme ça, ce comportement ne fait pas partie de mon caractère, ni de mon éthique. Les esprits qui cherchent à se venger détruisent les États, tandis que ceux qui cherchent la réconciliation construisent des nations ".

Nelson Mandela


1. Las trece rosas 

On désigne en Espagne comme las trece rosas (« les treize roses ») un groupe de treize jeunes filles, fusillées le 5 août 1939 par le régime franquiste à Madrid.

Après la fin de la guerre d'Espagne, qui s'achève le 1er avril de la même année, et à la suite de l'entrée des troupes nationalistes dans Madrid, une terrible répression s'abat sur les vaincus. C'est dans ce cadre que sont arrêtées plusieurs jeunes femmes, âgées de 18 à 29 ans, la plupart membres des Jeunesses socialistes unifiées (JSU), l'organisation du Parti communiste d'Espagne (PCE) pour la jeunesse. Elles sont emprisonnées, jugées et exécutées ensemble à la suite d'un procès sommaire et inique, qui condamne également cinquante hommes. Une quatorzième jeune fille est exécutée l'année suivante, le 19 février 1940.

Leur histoire a inspiré un roman historique à succès de Carlos Fonseca (es), porté à l'écran par Emilio Martínez Lázaro en 2007.

En 1939, la ville de Madrid défendue par les forces républicaines espagnoles tombe finalement aux mains des troupes nationalistes, après trente mois de siège. Les principaux dirigeants du Parti communiste d'Espagne (PCE) et de leur mouvement de jeunesse, les Jeunesses socialistes unifiées (JSU), quittent l'Espagne pour échapper à la répression. Les JSU tentent pourtant de se réorganiser clandestinement, sous la direction de José Pena Brea, un jeune militant de 21 ans

Roberto Conesa, un policier infiltré dans les JSU, c'est toute l'organisation qui s'effondre au bout de seulement quelques semaines, moins d'un mois après la fin de la guerre.

Arrêté après avoir été dénoncé, José Pena est torturé et obligé de livrer les noms des militants qu'il connaît et de signer une lettre où il confesse des crimes qu'il n'a pas commis. Presque tous les membres des JSU sont arrêtés, dont treize jeunes filles, arrêtées et conduites séparément dans des commissariats, où elles sont torturées, avant d'être enfermées dans la prison pour femmes de las Ventas, qui accueille alors plus de quatre mille détenues alors qu'elle est prévue pour en recevoir seulement quatre cent cinquante.

 

Le 27 juillet 1939, un attentat est commis sur la route d'Estrémadure, près de Talavera de la Reina, contre la voiture dans laquelle circulent le commandant Isaac Gabaldón, membre éminent de la cinquième colonne madrilène et chargé depuis plusieurs semaines de la répression.

Le régime franquiste veut punir ceux qu'il considère responsables de l'attentat,  et l'attribue à un réseau communiste de grande ampleur. Un procès est ouvert contre soixante-sept membres des JSU, déjà jetés en prison au moment de l'attentat. On les accuse  de « troubler l'ordre social et juridique de la nouvelle Espagne », d'« adhésion à la rébellion », et indirectement d'avoir soutenu l'attentat contre le commandant Isaac Gabaldón. C'est dans ce groupe de soixante-sept accusés que figurent les « treize roses ».

Un premier conseil de guerre, le 4 août 1939, condamne à mort soixante-cinq des soixante-sept accusés, l'exécution étant placée aux jours suivants. Comme la majorité pour les femmes était fixée à 23 ans (21 pour les hommes), neuf des « treize roses » étaient mineures, mais ces dernières furent jugées par la « Loi des responsabilités politiques » qui avait abaissé l'âge de la responsabilité à 14 ans.

Les treize jeunes femmes, enfermées ensemble à la prison de Las Ventas, sont exécutées contre le mur du cimetière de la Almudena, le même jour que cinquante de leurs camarades masculins, au matin du 5 août.

Sur trois cent soixante-quatre personnes jugées pour l'attentat contre le commandant Isaac Gabaldón, la plupart sont exécutées2.

Leur exécution connaît un certain retentissement international lorsqu'on apprend que, parmi les soixante-trois premiers exécutés se trouvaient treize femmes. Ève Curie mène une campagne de protestation pour « les treize roses »  à Paris. Cette campagne, qui fait pression sur les autorités franquistes, ralentit en Espagne le rythme des exécutions.

Le  5 août de chaque année est commémorée la date du sacrifice de ses jeunes femmes ainsi que celui des autres républicaines qui laissèrent leur vie pour la liberté de leur patrie.


  Liste des « treize roses »

Carmen Barrero Aguado (20 ans, modiste).

Martina Barroso García (24 ans, modiste).

Blanca Brisac Vázquez (29 ans, pianiste).

Pilar Bueno Ibáñez (27 ans, modiste).

Julia Conesa Conesa (19 ans, modiste).

Adelina García Casillas (19 ans, S.P).

Elena Gil Olaya (20 ans, SP).

Virtudes González García (18 ans, modiste).

Ana López Gallego (21 ans, modiste).

Joaquina López Laffite (23 ans, secrétaire).

Dionisia Manzanero Salas (20 ans, modiste).


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