ACTUS  

ou AC

Des Pavés dans la Mare  

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      RETOUR-PAGE ACCEUIL

 

 Je suis malheureusement biterrois

Des Terroristes?

Non, des enfants !
 

Belle comme le Diable   La Honte

Un sniper israélien revendique

fièrement avoir tué 13 enfants

 

 La petite fiancée de Guy Môquet Le Poignard de le Pen

 Le Mur de la (leur) honte

Un verre dans le cerveau...

Prend moi pour un(e) con(ne) !

 

La Confrontation PCF/Medef

  A Montluçon, le FN tente de s'approprier la mémoire des résistants

 

 Il est 'toujours' Charlie

Papou y était aussi!

Parce que j'aurai pas mieux dit  !

L'appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon 

A ce frère inconnu mort en voulant vivre…

 Pour comprendre et effacer la Honte !

Vous avez dit Violences ?

Déchéance de nationalite: on a déjà donné, merci !

Colère Noire !

Rien n'est jamais perdu !

Le Choc des Photos....détournées !

114 juillet 1953

  NON aux suicidé(e)s à
La Poste  

Fidel

CASTRO

 


Si Jésus était né en 2016
     

Le portrait chinois de Philippe Martinez

Fidel Castro :

un géant du XXe siècle

Un récit de José Fort

  

Dans la chambre 212 de l’hôtel National à La Havane, Michael Mc Lanay, l’homme de main du chef de la mafia New-Yorkaise Meyer Lansky, s’inquiétait. Il était près de minuit ce 31 décembre 1958. Le gangster avait fait son tour de salle au Casino Parisien situé au rez-de-chaussée de l’établissement où les habitués de la haute société cubaine et nord-américaine ainsi que des diplomates et des touristes fortunés se pressaient autour des tables de jeux. Il s’étonnait d’une absence : celle de Santiago Rey Pernas, un ministre de Batista plein aux as, pour lequel un étage était aménagé avec roulette spéciale, filles et alcools à disposition. Michael Mc Lanay tenait de bonne source que les guérilleros conduits par Ernesto Che Guevara contrôlaient la ville de Santa Clara, les hommes de Fidel Castro encerclaient Santiago de Cuba, ceux de Camilo Cienfuegos s’approchaient de la capitale.

La fuite du dictateur Batista

Un employé de l’hôtel nettoyait sa chambre. « Dis-moi Jorge », lui dit Mc Lanay, « tu sais quelque chose » ? Jorge haussa les épaules, sans piper mot. Le gangster allait bientôt apprendre les raisons de l’absence du ministre, pourquoi serveurs et croupiers échangeaient des propos à voix basse. Un avion venait de décoller de l’aéroport Columbia dans la proche banlieue de la capitale avec à son bord Batista, sa famille, un groupe de ministres et d’officiers. Le dictateur s’enfuyait vers Saint Domingue avec des valises pleines de 45 millions de dollars.

Quelques jours plus tard, les gangsters préparant leur départ convoquaient Jorge. « Nous avons mis le Casino et un compte de 250.000 dollars à ton nom. Garde-nous tout cela au chaud, nous reviendrons bientôt ». Mc Lanay ne savait pas que Jorge était le représentant du mouvement révolutionnaire à l’hôtel National. Il deviendra capitaine au Ministère cubain de l’Intérieur. La Havane vivait dans une frénésie de vie nocturne et de paillettes. Les cabarets faisaient le plein, on dépensait des fortunes à la roulette, 10.000 prostituées vantaient leurs charmes, les voitures de luxe sillonnaient la ville tandis qu’en province régnait la misère. Fidel Castro et ses compagnons préparaient leur entrée dans La Havane.

Comment Fidel Castro est devenu le « Commandante » ?

Rarement un révolutionnaire, un homme d’Etat aura provoqué autant de réactions aussi passionnées que Fidel Castro. Certains l’ont adoré avant de le brûler sur la place publique, d’autres ont d’abord pris leurs distances avant de se rapprocher de ce personnage hors du commun. Fidel Castro n’a pas de pareil. Il était « Fidel » ou le « Comandante » pour les Cubains et les latino-américains, pas le « leader maximo », une formule ânonnée par les adeptes européo-étatsuniens du raccourci facile. Quoi qu’ils en disent, Fidel Castro restera un géant du XX ème siècle.

Le jeune Fidel, fils d’un aisé propriétaire terrien, né il y a 90 ans à Biran dans la province de Holguin, n’affiche pas au départ le profil d’un futur révolutionnaire. Premières études chez les Jésuites, puis à l’université de La Havane d’où il sort diplômé en droit en 1950. Il milite dans des associations d’étudiants, tape dur lors des affrontements musclés avec la police dans les rues de la capitale, puis se présente aux élections parlementaires sous la casaque du Parti orthodoxe, une formation se voulant « incorruptible » et dont le chef, Chivas, se suicida en direct à la radio. Un compagnon de toujours de Fidel, Alfredo Guevara, fils d’immigrés andalous et légendaire inspirateur du cinéma cubain, dira de lui : « Ou c’est un nouveau José Marti (le héros de l’indépendance), ou ce sera le pire des gangsters ».

Le coup d’Etat du général Fulgencio Batista renverse le gouvernement de Carlos Prio Socarras et annule les élections. Voici le jeune Castro organisant l’attaque armée de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953. Un échec. Quatre-vingts combattants sont tués. Arrêté et condamné à 15 ans de prison, Fidel rédige « l’Histoire m’acquittera », un plaidoyer expliquant son action et se projetant sur l’avenir de son pays.

Libéré en 1955, il s’exile avec son frère Raul au Mexique d’où il organise la résistance à Batista. Son groupe porte le nom « Mouvement du 26 juillet ». Plusieurs opposants à la dictature rejoignent Fidel. Parmi eux, un jeune médecin argentin, Ernesto Rafael Guevara de la Serna. Son père me dira plus tard : « Au début, mon fils le Che était plus marxiste que Fidel ». Fidel communiste ? Fidel agent du KGB ? Fidel Castro à cette époque se définit comme un adversaire acharné de la dictature, un adepte de la philosophie chère à Thomas Jefferson, principal auteur de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis, et adhère au projet de Lincoln de coopération entre le capital et le travail. Raul et plusieurs de ses compagnons sont nettement plus marqués à gauche.

L’expédition tragique du « Granma »

Le 2 décembre 1956, Fidel monte une expédition avec 82 autres exilés. Venant du Mexique à bord d’un bateau de plaisance, le « Granma », ils débarquent après une traversée mouvementée dans la Province Orientale (sud-est de Cuba). La troupe de Batista les y attend. Seuls 12 combattants (parmi lesquels Ernesto Che Guevara, Raul Castro, Camilo Cienfuegos et Fidel) survivent aux combats et se réfugient dans la Sierra Maestra. Commence alors une lutte de guérilla avec le soutien de la population. Fidel Castro apparaît au grand jour dans les journaux nord-américains et européens, accorde des interviews, pose pour les photographes, parle sur les radios.

A Washington, on ne s’en émeut guère lassés des frasques d’un Batista peu présentable. Après l’entrée de Fidel dans La Havane, le 9 janvier 1959, on observe avec intérêt ce « petit bourgeois qui viendra à la soupe comme tout le monde », ricane-t-on au département d’Etat. Même le vice-président Nixon mandaté pour le recevoir afin de vérifier s’il est communiste soufflera à Eisenhower : « C’est un grand naïf, nous en ferons notre affaire ».

Les Etats-Unis et Castro

Tant que Fidel ne s’attaque pas à leurs intérêts économiques, les dirigeants étasuniens ne s’alarment pas. Lorsque la révolution commence à exproprier des industries nord-américaines, la United Fruit par exemple, la donne change brutalement. Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars 1960, sonne le prélude à une longue liste d’actes terroristes : le cargo battant pavillon tricolore, La Coubre, qui avait chargé des munitions à Hambourg, Brème et Anvers explose dans le port de La Havane faisant plus de cent morts, dont six marins français. Ulcéré, le général de Gaulle donne l’ordre d’accélérer la livraison des locomotives commandées du temps de Batista. Elles font l’objet d’étranges tentatives de sabotage. Les dockers CGT du port du Havre surveilleront le matériel jusqu’au départ des navires.

La CIA débarque dans la Baie des Cochons

Une opération de grande envergure se préparait du côté de Miami : le débarquement de la Baie des Cochons. En avril 1961, au lendemain de l’annonce par Fidel de l’orientation socialiste de la révolution, le gouvernement des Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés cubains et mercenaires latino-américains en espérant, en vain, un soulèvement populaire. Fidel en personne dirige la contre-attaque. La tentative d’invasion se solde par un fiasco. Les Etats-Unis signent là leur déclaration de guerre à la révolution cubaine.

Pendant des dizaines d’années, ils utiliseront toute la panoplie terroriste pour tenter d’assassiner Fidel, jusqu’à la combinaison de plongée sous-marine enduite de poison, faciliteront le débarquement de groupes armés, financeront et manipuleront les opposants, détruiront des usines, introduiront la peste porcine et des virus s’attaquant au tabac et à la canne à sucre. Ils organiseront l’asphyxie économique de l’île en décrétant un embargo toujours en vigueur. « El Caballo » (le cheval) comme l’appelaient parfois les gens du peuple, ce que Fidel n’appréciait pas, aura survécu à Eisenhower, Kennedy, Johnson, Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs à la retraite de Carter, Bush père et Clinton. Il dira de Bush fils « celui là, il finira très mal. »

Un petit pays harcelé par la première puissance du monde

Tant d’années d’agressions, tant d’années de dénigrement et de coups tordus, tant d’années de résistance d’un petit pays de douze millions d’habitants face à la première puissance économique et militaire mondiale. Qui fait mieux ? Lorsqu’on évoque le manque de libertés à Cuba, ne faudrait-il pas d’abord se poser la question : un pays harcelé, étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement de la démocratie telle que nous la concevons en occident et que, à l’instar de George Bush, certains souhaiteraient calquer mécaniquement en d’autres endroits du monde, particulièrement dans le Tiers monde? Lorsque dans les salons douillets parisiens, on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on parle ? La crise des fusées ?

L’affaire des missiles

Lorsque l’URSS dirigée par Nikita Khrouchtchev décide en 1962 d’installer à Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les Etats-Unis d’agresser l’île, la « patrie du socialisme » répond à une demande de Raul Castro mandaté par Fidel. La direction soviétique fournit déjà à Cuba le pétrole que lui refuse son proche voisin. Elle met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis d’agresser Cuba, afficher un clair avertissement à Washington sur l’air de « nous sommes désormais à proximité de vos côtes ». La tension atteint un point tel qu’un grave conflit mondial est évité de justesse. Les missiles soviétiques retirés, Fidel regrettera que le représentant de l’URSS à l’ONU n’ait pas reconnu la réalité des faits. « Il fallait dire la vérité », disait-il. Il fut bien obligé de se plier à la décision finale de Moscou même si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient à l’adresse de Khrouchtchev : « Nikita, ce qui se donne ne se reprend pas. »

Moscou et Cuba

Entre Moscou et La Havane, au-delà des rituels, les relations ont toujours été conflictuelles. Pas seulement, pure anecdote, parce que des « responsables » soviétiques ignorants faisaient livrer des chasse-neige à la place des tracteurs attendus. Les Soviétiques voyaient d’un mauvais œil le rôle croissant de Fidel dans le mouvement des non alignés, l’implication cubaine aux côtés des mouvements révolutionnaires latino-américains puis l’aide à l’Afrique. Ils ne supportaient pas la farouche volonté d’indépendance et de souveraineté de La Havane et ont été impliqués dans plusieurs tentatives dites « fractionnelles » reposant sur des prétendus « communiste purs et durs », en fait marionnettes de Moscou, pour tenter de déstabiliser Fidel.

Une fois l’URSS disparue, les nouveaux dirigeants russes ont pratiqué avec le même cynisme abandonnant l’île, coupant du jour au lendemain les livraisons de pétrole et déchirant les contrats commerciaux. Quel autre pays aurait pu supporter la perte en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur et de 80% de ses capacités d’achat ? L’Espagne, ancienne puissance coloniale, a laissé à Cuba un héritage culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses détonants goûts culinaires comme le mélange de fromage et de confiture. Mais la Russie ? Rien, même pas le nom d’un plat ou d’un cocktail. L’exportation de la révolution ?

Cuba l’Amérique Latine et l’Afrique

Fidel n’a jamais utilisé le mot « exportation ». Ernesto Che Guevara, non plus. Ils préféraient évoquer la « solidarité » avec ceux qui se levaient contre les régimes dictatoriaux, créatures des gouvernements nord-américains. Doit-on reprocher ou remercier Fidel d’avoir accueilli les réfugiés fuyant les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haïti et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les centres de santé aux enfants des parias de toute l’Amérique latine et, plus tard, aux enfants contaminés de Tchernobyl ? Doit-on lui reprocher ou le remercier d’avoir soutenu les insurrections armées au Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé, face à l’indifférence des dirigeants soviétiques, l’Angola fraîchement indépendante encerclée par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés, la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs pour la plupart ?

Dans la mémoire de millions d’hommes et de femmes d’Amérique latine et du Tiers monde, Fidel et le Che sont et resteront des héros des temps modernes. Les libertés ? Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d’abord l’expulsion des curés espagnols qui priaient le dimanche à la gloire de Franco. Complice de Batista, l’église catholique cubaine était et demeure la plus faible d’Amérique latine alors que la « santeria », survivance des croyances, des divinités des esclaves africains sur lesquels est venue se greffer la religion catholique, rassemble un grand nombre de noirs cubains.

Cuba et les droits de l'Homme

Les relations avec l’Eglise catholique furent complexes durant ces longues années jusqu’au séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop rapidement comme l’extrême onction de la révolution. Ce n’est pas à Cuba que des évêques et des prêtres ont été assassinés, mais au Brésil, en Argentine, au Salvador, au Guatemala et au Mexique. Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers, des policiers qui formèrent, dès la première heure, l’ossature de la contre révolution encadrée et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs d’hommes et de femmes ne supportant pas les restrictions matérielles. Il y eut l’insupportable marginalisation des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions. Il y eut la froide exécution du général Ochoa étrangement tombé dans le trafic de drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée unique, la censure édictée par la Révolution comme « un acte de guerre en période de guerre », les contrôles irritants, la surveillance policière. Qu’il est dur de vivre le rationnement et les excès dits « révolutionnaires ».

Excès? Je l’ai vécu, lorsque correspondant de « l’Humanité » à La Havane, l’écrivain Lisandro Otero, alors chef de la section chargée de la presse internationale au Ministère des Affaires étrangères, monta une cabale de pur jus stalinien pour tenter de me faire expulser du pays. Ceux qui osent émettre une version différente d’un « goulag tropical » seraient soit des « agents à la solde de La Havane », soit victimes de cécité. Que la révolution ait commis des erreurs, des stupidités, des crimes parfois n’est pas contestable. Mais comment, dans une situation de tension extrême, écarter les dérives autoritaires? A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée, comme le reconnaît Amnesty international. On tranchait les mains des poètes à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les prisonniers étaient largués en mer depuis des hélicoptères en Argentine, pas à Cuba. Il n’y a jamais eu des dizaines de milliers de détenus politiques dans l’île mais un nombre trop important qui ont dû subir pour certains des violences inadmissibles. Mais n’est-ce pas curieux que tous les prisonniers sortant des geôles cubaines aient été libérés dans une bonne condition physique ?

Les conquêtes Cubaines

Voici un pays du Tiers monde où l’espérance de vie s’élève à 75 ans, où tous les enfants sont scolarisés et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille capable de produire des universitaires de talent, des médecins et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs raflant les médailles d’or, des artistes, des créateurs. Où, dans cette région du monde, peut-on présenter un tel bilan ? Fidel aura tout vécu. La prison, la guérilla, l’enthousiasme révolutionnaire du début, la défense contre les agressions, l’aide internationaliste, l’abandon de l’URSS, une situation économique catastrophique lors de la « période spéciale », les effets de la mondialisation favorisant l’explosion du système D. Il aura (difficilement) accepté l’adaptation économique avec un tourisme de masse entraînant la dollarisation des esprits parmi la population au contact direct des visages pâles à la recherche de soleil, de mojito, de filles où de garçons.

Alors, demain quoi ?

Comment ne pas comprendre les jeunes cubains, alléchés par l’écu ou le dollar, et regardant avec envie les visiteurs aisés venus de l’étranger ? Il aura, enfin, très mal supporté le retour de la prostitution même si dans n’importe quelle bourgade latino-américaine on trouve plus de prostituées que dans la 5 eme avenue de La Havane. Alors, demain quoi ? Fidel mort, la révolution va-t-elle s’éteindre ? Il ne se passera pas à Cuba ce qui s’est produit en Europe de l’Est car la soif d’indépendance et de souveraineté n’est pas tarie. Les adversaires de la révolution cubaine ne devraient pas prendre leurs désirs pour la réalité.

Il y a dans cette île des millions d’hommes et de femmes – y compris de l’opposition – prêts à prendre les armes et à en découdre pour défendre la patrie. Fidel avait prévenu en déclarant : « Nous ne commettrons pas l’erreur de ne pas armer le peuple. » Le souvenir de la colonisation, malgré le fil du temps, reste dans tous les esprits, les progrès sociaux enregistrés, au-delà des difficultés de la vie quotidienne, constituent désormais des acquis. Il y a plus. La révolution a accouché d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes refusant le retour au passé, des cadres « moyens » de trente à quarante ans très performants en province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés.

Une nouvelle époque va s’ouvrir et elle disposera d’atouts que Fidel n’avait pas. L’Amérique latine, ancienne arrière cour des Etats-Unis, choisit des chemins progressistes de développement, l’intégration régionale est en marche, les échanges économiques permettent le transfert de savoir faire contre des matières stratégiques, comme le pétrole avec le Venezuela notamment, le prestige de la révolution cubaine demeure intacte auprès des peuples latino-américains. Cuba, enfin, peut respirer. Il n’y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution. Obligatoire. Pour qu’elle puisse s’effectuer dans les meilleures conditions, il faudra que les vieux commandants de la Révolution rangent leurs treillis vert olive, prennent leur retraite et passent la main. Les atlantes du futur, de plus en plus métissés, sont prêts. Ne sont-ils pas les enfants de Fidel ?



 

 




Le portrait chinois de Philippe Martinez

 

A la CGT, certains le surnomment « Tapioca », comme le général sud-américain des albums de Tintin, d’autres « Zapata », comme le révolutionnaire mexicain. A la faveur de la contestation contre la loi El-Khomri, réformant le code du travail, ses bacchantes sont devenues presque aussi célèbres que celles d’Astérix.

Fils d’immigrés espagnols, Philippe Martinez, 55 ans, est secrétaire général de la CGT depuis février 2015. Il s’était syndiqué dès son embauche, en 1982, comme technicien chez Renault à Billancourt – il figure toujours dans les effectifs de l’entreprise. C’est aussi un passionné de football qui soutient le Barça. Il milite toujours contre la loi travail, dont il demande l’abrogation.

 

Un questionnaire de Proust revisité par « L’Epoque ». Le secrétaire général de la CGT,  s’est prêté à l’exercice

Vous êtes un Tweet…
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.»  Petit rappel de l’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui semble malheureusement nécessaire en cette période…

Un hashtag…
Trop facile : #Moustache !

Une photo qui disparaît une fois consultée…
J’aimerais que les images de ces centaines de personnes faisant la queue devant les Restos du cœur, ces familles, salariés pauvres, personnes âgées, père ou mère isolé ne soient qu’un instantané d’une période révolue, et pas une image quotidienne de 2016.

Vous êtes un complot ou une fausse rumeur…
« La loi travail va créer de l’emploi  »

La fonction d’un robot intelligent…
Aucune fonction ne remplacera jamais le lien social, l’échange collectif, mais je me réjouis que la robotisation de certaines fonctions remplace des tâches pénibles et dangereuses.

Une appli idéale…
Une application qui mettrait en contact les salariés avec l’inspection du travail à chaque fois qu’une situation de danger serait constatée dans les entreprises. La fonction d’inspecteur du travail est primordiale, et pourtant elle est menacée de disparition !

Un lanceur d’alerte…
Un délégué du personnel ! Car ce sont bien eux qui passent leur temps à  alerter sur les conditions de travail , les montages financiers foireux, etc.

Vous êtes un réseau social
La CGT !

Un geste pas écolo…
Brûler des pneus devant un piquet de grève…

Vous êtes un sandwich…
Les sardinades chez Renault : un morceau de pain et une sardine grillée. Un vrai moment de fraternité organisée par nos camarades portugais de l’usine.

Un mot à la  mode insupportable…
« Coût du travail ». Quand va-t-on arrêter avec ce non-sens absolu ! Le « coût du travail » est une ineptie ! Sans travailleurs, pas de production donc pas de richesses ! Parlons « coût du capital » !

Vous êtes un smiley…
Un poing levé !

Vous êtes fast ou slow food…
Trop souvent fast… Pourquoi croyez-vous  que je milite pour la réduction du temps de travail ?

Made in France ou Tout à 10 euros…
Ni l’un ni l’autre, l’heure est au partage du travail sur la planète. Du travail décent. A quand un salaire minimum européen qui mettrait fin au dumping social ?

Tinder ou soirée arrosée…
Tinder ?* C’est quoi ça ? Dans le doute, je vais dire soirée arrosée !

Vous êtes un néologisme…
Le développement humain durable.

……………………………………………………
* Tinder  une application de réseautage social sur Android
* Source  Le Monde1



  ↑ Clic Image

 

 

 

 

La mémoire: un certain 14 juillet 

Il y a 63 ans, le 14 juillet 1953, un massacre d’algériens se déroulait à Paris. A l’appel du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, les immigrés algériens manifestent pacifiquement pour exiger l’indépendance de leur pays.

Depuis 1936 et le Front Populaire, les nationalistes algériens participent en effet aux grandes manifestations syndicales et ouvrières des 1er mai et 14 juillet.

La période se caractérise par une forte mobilisation de l’immigration algérienne tant sur le plan syndical avec leurs camarades français que sur le plan politique pour revendiquer l’indépendance.

La période est aussi celle d’une violence policière régulière contre les militants algériens. Ainsi le premier mai 1953 à Valenciennes dans le Nord, la police charge le cortège algérien faisant 60 blessés graves et 64 arrestations. Un peu partout en France des scènes similaires se déroulent. Ce 14 juillet, la manifestation suit le parcours habituel République-Nation. Des parachutistes français de retour d’Indochine pour une permission attaquent violemment les manifestants rue du faubourg Saint-Antoine mais ceux-ci se défendent. Ils sont contraints de fuir et on compte six parachutistes blessés. A plusieurs reprises, ces « bérets rouges » continuent de provoquer les manifestants sans que la police les interpelle. Ils sont même protégés et exfiltrés lorsque les manifestants ripostent.

A la dispersion de la manif à Nation, les manifestants se dirigent vers l’avenue du Trône pour déposer les banderoles et pancartes aux camions de leur organisation.

C’est à ce moment que des centaines de policiers surgissent des rues adjacentes et les matraquent. Ils piétinent les pancartes et en particulier celle représentant le leader indépendantistes Messali Hadj. Les manifestants se défendent et la police tire intentionnellement et sans sommation. On connait l’heure exacte de la fusillade car une balle a atteint l’horloge monumentale de l’avenue du trône : 17h20. Les manifestants utilisent les barrières pour affronter les policiers. Trois cars de police sont incendiés.

On relève 7 morts : six algériens et un militant français de la CGT. Voici leur identité : Amar Tabjadi, 26 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Abdallah Bacha, 25 ans, décédé à l’Hôtel-Dieu des suites d’une balle reçue dans la gorge ; Larbi Daoui, 27 ans, tué d’une balle dans le cœur ; Abdelkader Dranis, 31 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Mohammed Isidore Illoul, 20 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Medjen Tahar, blessé par deux balles, décédé à l’hôpital Tenon et enfin Maurice Lurot, 40 ans, mort à l’hôpital Saint-Louis d’une balle dans le cœur.

On comptabilise également 63 blessés graves parmi les manifestants dont 40 par balles. Les blessures des 15 policiers sont, elles, liées à des projectiles.

Pour couvrir ses policiers l’État dépose plainte dès le 15 juillet pour « rébellion et violence envers une personne dépositaire de la force publique ». Les familles des victimes se constituent parties civiles. Le procès aboutit à un non-lieu le 22 octobre 1957, qui est confirmé en appel le 23 janvier 1958.

C’était cela la colonisation avec ses effets d’abord en Algérie mais aussi en France. N’oublions pas.

Ci-dessous le cortège massif des militants algériens, des manifestants blessés et les cercueils des victimes exposés à la maison des métallos.




Les "fausses photos" d’incidents dans les manifestations contre la loi Travail

Les échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre lors des manifestations contre la loi travail et en marge de rassemblements de Nuit debout ont fait plusieurs blessés ces derniers jours.
De nombreuses images de ces affrontements, parfois violentes, circulent sur les réseaux sociaux.
Mais certaines, diffusées après les défilés du 1
er mai, n’ont rien à voir avec les mouvements actuels.

La photo  du CRS blessé datait de 2010


Un policier en sang… mais en Thaïlande


Le coup de pied d’un manifestant... en 2013

En savoir plus  cliquez sur les photos.
Et attention au Choc des photos... detournées !

Rien n'est jamais acquis...

mais rien n'est jamais perdu !

(A propos des #Nuitsdebouts et des CRS)

Echanges entre CRS surpris de ne pas partir sous des "hués" mais sous des "mercis" comme s'ils venaient de rendre un espace rellement public. Espèrons que ça dure, maintenant on sait que c'est possible.

 

Didier Reynaud

Bon ok j'ai fait nuit blanche, mais avouez que pour voir un tel sourire de la part d'un CRS, il y avait de quoi !

Vers 6h du matin, les CRS ont commencé de se regrouper aux abords de la place et ont commencé de demander aux occupants de celle-ci d'en partir.

La suite c'est exactement l'inverse : ce sont eux qui sont finalement partis, ou tout du moins qui ont relâché la pression.

C'est une nouvelle victoire collective : j'ai entendu des chants pacifiques, rencontré de sympathiques journalistes, des CRS qui ont eu envie de discuter après avoir compris qu'il ne pouvait donner raison à la foule qui scandait "ETAT POLICIER" comme pour voir si c'était effectivement là encore le cas.

La suite, je vous la déballe à chaud, des personnes ont commencé à parler aux CRS, une fille notamment Coline il me semble, qui a réussi à ôter des débuts de sourires aux CRS, instantanément après les chants et les danses qui ont rythmé ces moments là, plusieurs personnes ont décidé de parler aux CRS. Alors que nous avions tous cru qu'ils allaient charger (et ils s'apprêtaient à le faire), ils ont tout d'un coup cédé, renoncé, accepté de reconnaître que leur présence était inutile ici, sauf, s'ils voulaient parler. Et c'est comme cela que de multiples petits groupes se sont formés peu à peu autour des CRS, dans un sentiment de Paix que je n'ai pas ressenti jusqu'alors, comme si celle Paix que l'on croyait disparue à jamais pourrait bien venir nous rattraper plus vite que prévu, et avec le sourire.

Alors pardon, pardon si je m'emballe, si je rêve trop ou si je pense voir des choses qui ne sont que des cas isolés mais je tenais à vous partager ce texte en plus de cette photo et de celles qui vont suivre, car j'ai l'intime conviction que ça peut être plus important qu'on le croit, cette foutue Paix mérite bien que l'on se réjouisse d''échanges tels que l'on a pu avoir ce soir, mais aussi d'humour et même de complicités.

Je ne vais pas vous dire que je suis tombé amoureux des CRS (quoi que quelques uns sont très mignons...) mais j'ai vu leurs masques tomber ce soir. Vous savez ce genre de moment ou d'un coup on lâche prise, ou on se dit " c'est clair, pourquoi est-ce-que je fais ça ?" et puis s'en est suivi de mutliples conversations, notamment sur la condition des CRS qui ont été invité à venir en débattre ici, en civil s'ils le veulent aussi.

Alors oui, je crois qu'il se passe quelque chose en ce moment...(émoticône smile) et ça me redonne espoir de voir tous ces espoirs et sourires renaître.

 L'Homme n'est définitivement pas aliénable.

Comme l'impression que nous sommes en train de connaître des moments politiques de la société pour la société.

 C'est plutôt beau.

 

 

SOYEZ VIGILANTS...

 L Histoire sert à ça.. .

Raison pour laquelle ils l'effacent, la manipulent ou ne veulent plus l'enseigner.!

En avril 1940, Ambroise Croizat et 35 autres deputés communistes sont DECHUS de tous leurs droits civiques, politiques pour la simple rasion d'être communistes et républicains.

Ils sont condamnés au bagne par Petain et ceux qui collaborent avec l'Allemagne. ils iront rejopindre les geoles dans lesquelles sont déjà enfermés fers au pieds, en vertu du décret de déchéance Albert Sarrault du 14 décembre 1939 tous « "Les indésirables français »

D'autres suivront....

Enfin tous ceux qui "n'entraient pas dans le moule" !

 

Lutter contre l’anti-France avait été l’une des obsessions de l’extrême droite pendant l’entre-deux-guerres.

Vichy va s’attacher à réaliser ce mot d’ordre par toute une série de mesures : dissolution des « sociétés secrètes », épuration de la fonction publique, exclusion des juifs de toutes les fonctions politiques, économiques ou sociales, etc.

Mais à côté de l’Anti-France, il y a aussi les Mauvais Français.

Pour Vichy, il y a en gros deux sortes de mauvais Français : ceux qui ne sont pas des vrais Français – les juifs, bien sûr, mais aussi les étrangers qui sont devenus français trop facilement ; et puis les Français qui ont trahi la France en allant rejoindre De Gaulle. Les uns comme les autres seront donc exclus de la communauté des Français.

Pour se protéger des faux Français, on commence par évincer de la fonction publique tous ceux qui ne possèdent pas la nationalité française « à titre originaire, comme étant nés de père français » (loi du 17 juillet 1940).

On élargit ensuite les possibilités de déchoir de la qualité de Français les étrangers ayant acquis la nationalité française (loi du 16 juillet 1940)

. Enfin, on décide de réviser toutes les naturalisations accordées depuis 1927 : tel est l’objet de la loi du 22 juillet 1940, qui sera complétée par d’autres textes. 1927 [2].

 

 "Les indésirables français »  sont  plus de 40 000en 1941 , C'est  le qualificatifs donnés aux  syndicalistes, républicains, résistants, humanistes de tout ordre qui refusent l’ordre nouveau

 La mention "INDESIRABLES FRANCAIS" » est apposée sur leur carte d’identité et livret militaire).

 

 

Saignant...

...pour saigner ceux qui se croient les Seigneurs de la Presse

 

 

 

 

VOUS AVEZ DIT  " VIOLENCES "?

LES TRAVAILLEURS LA SUBISSENT DEPUIS PLUSIEURS SIECLES MONSIEUR VALLS  !

Voila ce qu’en disait déjà Jean Jaurès en 1906:

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...] Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »(discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906)

Quelle modernité!!!

 

A ce frère inconnu mort en voulant vivre…

Il a quitté son village avec le sourire et ses parents avec les larmes. Sa mère l’a serré fort et lui a dit : « sois fort mon fils, tu sais comme je t’aime, reviens-moi vite… »
Puis il est parti vers l’inconnu, vers une terre qu’on disait riche d’humanité et de progrès ; il voulait fuir la misère pour revenir aux siens avec un peu plus de lumière. Puis il est parti, vers l’inconnu… il pensait emprunter les routes du paradis, il a atterri en enfer. Il s’est embarqué avec des inconnus, il a payé le prix cher pour traverser ; il pensait acheter un ticket pour le bonheur et il s’est embarqué dans le train de la mort. Enfant de la chaleur, il ne connaissait pas le froid, enfant du désert, il ne connaissait pas la mer, enfant des terres, il ne savait pas nager.

Piégé entre ciel et mer, il y a eu une terrible vague, et la barque a basculé, il est tombé dans les eaux profondes. Enfant des plaines, il ne savait pas nager. Dans son angoisse, en se débattant désespéré, il a pensé à son village, à ses frères et sœurs, à ses amis, à son père et surtout à sa mère. Dans son ultime souffle, il a eu quelques larmes, et il a dit en s’étouffant : « pardonne-moi maman, je n’ai pas réussi à vous aider, et je meurs sans t’avoir revue. » Le pauvre… c’était plus difficile qu’il ne croyait, la forteresse Europe était inaccessible. Quel destin ! il est né dans les terres sèches et il est mort en pleine mer.

Il est mort à cause d’un monde impitoyable, il est mort à cause d’un système meurtrier, il est mort en voulant vivre…

Hommage à toi, héros inconnu des temps modernes…

 Source: Loick15 que je tiens à remercier


Pour comprendre et effacer la Honte !

  1   2


L'appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon

éclipsé* par celui du 18...

* toute personne pensant que le fait que Charles Tillon fut Communiste et que c'est pour cela que cet appel ne fut pas connu plus largement , serait....peut être dans la vérité !

Le 17 juin 1940, le dirigeant communiste Charles Tillon (1897-1993) lançait depuis Gradignan un appel à la résistance contre l'occupant nazi. L'appel n'aura pas connu le même écho que celui du général De Gaulle, dont Charles Tillon sera le ministre à la Libération.

Et appel de celui qui allait fonder l'organisation clandestine des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), dont il sera le chef d'état-major, n'aura pas connu le même écho que l'Appel à la résistance lancé le lendemain 18 juin, depuis Londres, par le général Charles De Gaulle, dont Charles Tillon sera le ministre à la Libération, avant l'expulsion des ministres communistes du gouvernement en 1947 pour cause de Guerre froide entre les Alliés occidentaux et l'Union soviétique.

Ainsi, à 24 heures d'intervalle et à plus d'un millier de kilomètres de distance, deux hommes, tous deux rebelles par rapport à leur milieu, se dressaient contre la défaite et organisaient la résistance.

Ce 17 juin 1940, Charles Tillon, presque 43 ans, ajusteur de métier, a déjà une longue carrière de militant derrière lui: mutin de la Flotte française de la Méditerranée en 1919, condamné à cinq ans de bagne, syndicaliste à la CGT puis à la CGTU, il est membre du Bureau politique du PCF dès 1932, député d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en 1936.

Son appel, lancé depuis le moulin du Moulineau à Gradignan,  en gironde,où il se cache, alors qu'il vient d'entendre à la radio l'appel du maréchal Philippe Pétain à la cessation du combat, est aussitôt diffusé dans un tract qu'il signe au nom du PCF: "Le peuple français ne veut pas de l'esclavage, de la misère, du fascisme, pas plus qu'il n'a voulu de la guerre des capitalistes. Il est le nombre. Uni, il sera la force".

Dans un second texte, publié le 18 juillet, il appelle "à l'union pour chasser à la fois les capitalistes, leur tourbe de valets et de traîtres et les envahisseurs".

 

SOURCE


Parce que j'aurai pas mieux  dit ...

....et que le F-Haine ne change pas !

Pour les Le Pen, la mort des autres est toujours un «point de détail» dans leur vision de l’histoire.

En traitant de racaille les deux jeunes morts électrocutés dans un transformateur où ils s’étaient réfugiés il y a dix ans, madame Le Pen a commis une quadruple ignoble faute morale.

La première parce qu’on n’insulte pas les morts qui ont trop cher payé dans cette circonstance, quoi qu’il ait pu se passer.

La seconde est le mépris pour la douleur des familles et le respect humain qui leur est dû, puisqu’en toute hypothèse elles sont victimes d’un deuil qu’elles n’ont ni mérité ni provoqué.

La troisième est à l’égard de la police nationale que madame Le Pen croit flatter. Elle ignore que les policiers républicains ressentent comme un échec de leur mission ces deux morts et que d’une façon générale, la police républicaine ne pratique pas la vendetta et les vengeances qui sont le potage quotidien des Le Pen en famille ou dans leur vie de parti.

Enfin parce que les insultes de madame Le Pencontre les morts sont des provocations gratuites destinées à jeter de l’huile sur le feu dans l’espoir de nouvelles violences urbaines dont elle pense pouvoir tirer un profit électoral.

Jean-Luc Mélenchon

 

De la part de Renaud (6/02/2015)
Renaud veut partager cette photo avec vous,

c'est sa pensée du soir..

Renaud vous embrasse

 

#Jesuischarlie

 

   Commes les C...s,  ILS OSENT TOUT !!!!

A Montluçon, le FN tente de s'approprier la mémoire des résistants
 

C'est à une incroyable scène à laquelle ont assisté les montluçonnais ce dimanche matin devant le monument qui commémore l'acte de résistance des montluçonnais le 6 janvier 1944. Alors que les anciens combattants, les élus, ainsi que des représentants des différentes familles politiques rendaient hommage à celles et ceux qui s'étaient allongé sur les rails ce jour là pour empêcher le train de partir pour l'Allemagne, une quinzaine de militants du FN ont fait irruption à la fin de la cérémonie avec la ferme intention de déposer une gerbe de fleurs devant le monument.

Cette inqualifiable provocation a suscité une vague d'indignation parmi la foule rassemblée. Ce sont les anciens combattants ainsi que des militants de la CGT, du Parti communiste, du Front de Gauche, du Parti socialiste, des radicaux de Gauche et des Verts qui se sont instinctivement portés au-devant d'eux pour les empêcher d'accomplir ce geste sacrilège, aussitôt rejoints par les représentants de la majorité municipale et de l'UMP.

Soucieux d'apaiser les esprits, le Maire de Montluçon, Daniel Dugléry a demandé aux militants du FN de quitter les lieux, ce qu'ils ont fait, avec cependant beaucoup de réticence

 

Communiqué de presse du Parti communiste de Montluçon :


Aujourd'hui, 4 Janvier 2015, la commémoration du 6 janvier 1943, avait lieu place de la gare à Montluçon. Le Parti Communiste Français a fait partie du protocole et a déposé officiellement une gerbe de fleurs.
A l'issue de la cérémonie, le Front national ,sans aucune vergogne s'est avancé et a voulu faire de même. Les forces progressistes présentes ont empêché cet acte considéré par tous les présents comme une offense à l'égard des résistants et de toutes les personnes qui se sont allongées sur les voies ferrées le 6 Janvier 1943. Les idées nauséabondes de ces individus font du chemin. Ils osent tout. Soyons vigilants et réactifs. Notre liberté est en danger.

Pour la Section du Parti Communiste Français de Montluçon : Fabienne Comiti, Secrétaire

La manifestation du 6 janvier 1943
 

Louis Bavay, dit Tilou pour le différencier de son père prénommé également Louis, revient des Chantiers de jeunesse le 10 novembre 1942. Le lendemain, il voit les Allemands entrer dans Montluçon. À cette époque, il y a plusieurs entreprises industrielles à Montluçon : la Sagem, Dunlop, les Fers Creux, Saint-Jacques. Leurs ouvriers sont directement menacés par la réquisition car les Allemands ont surtout besoin de métallurgistes. Tilou tente une première fois de s’opposer au départ de jeunes pour l’Allemagne le 29 décembre 1942, mais c’est un échec car les autorités se sont entourées d’un maximum de précautions pour opérer ce transfert.

Quand il entend parler d’un autre départ, il décide avec ses amis Pierre Katz, Marcel Zwilling, René et Lucien Marchelidon qui partagent ses idées communistes et antinazies, de s’y opposer.

Ils écrivent des messages sur les murs de la Sagem et de Dunlop afin d’inciter les Montluçonnais à manifester. Pierre Katz rédige un tract en allemand pour inviter les soldats incorporés de force dans l’armée allemande à rejoindre la Résistance avec leurs armes. La famille Barbat imprime de façon artisanale des tracts contre le départ des requis. A côté de l’action des Jeunesses communistes, il faut citer aussi l’action de Libération (Sud), du Comité des femmes et des cheminots.

Le jour de la manifestation, le 6 janvier 1943, il y a foule autour de la gare de Montluçon. Deux mille à trois mille personnes se sont rassemblées. Le groupe de Tilou Bavay enfonce le cordon de policiers français qui empêchent l’accès aux quais. Les Montluçonnais s’engouffrent dans la brèche et incitent les réquisitionnés à s’enfuir. Le chauffeur et le mécanicien se rangent de leur côté, tandis que le chef de gare, un collaborateur notoire, cherche par tous les moyens à faire partir le train. Des femmes se couchent sur la voie. Les groupes mobiles de réserve interviennent contre la foule qui les repousse à coups de pierres. Il faut l’intervention des soldats allemands baïonnette au canon pour que la foule se disperse.

Cependant, l’essentiel est atteint : sur les 120 requis qui se sont présentés à la gare, un peu plus de 80 se sont échappés. La répression ne se fait pas attendre. Une cinquantaine de requis sont très vite retrouvés et envoyés dès le lendemain outre-Rhin. Une quinzaine de manifestants sont arrêtés et se voient infliger des peines allant d’un à quinze jours d’emprisonnement. Les principaux responsables sont recherchés. Tilou Bavay a réussi à s’enfuir, mais son père est arrêté.

Cependant, trente à trente-cinq réfractaires ont pu échapper aux arrestations et la manifestation est citée par la radio de Londres quelques jours plus tard. La manifestation du 6 janvier a donc eu un retentissement mondial. Voilà rappelée à grands traits l'histoire de cette commémoration qui cette année avait lieu le 4 janvier .


Une commémoration qui prit tout son sens, peut-être même retrouva son sens, le sens essentiel, le seul en fait, lorsque le FN arriva pour déposer sa gerbe se réclamant de la Résistance, et assimilant Pétain et Hitler au socialisme, à la gauche . Plus que du révisionnisme, un renversement total de l'histoire .

Ici il y avait les élus municipaux , le Maire, des syndicats, des anciens combattants, des résistants de l'époque, des communistes,des anticapitalistes, des socialistes, des Front de Gauche, des non encartés, des vieux, des jeunes, des d'accord, des pas d'accord, or d'un seul coup et spontanément tout ce beau monde parfois si divisé a fait rempart contre le FN , sans mot d'ordre, sans préparation, mais tous avec cette même absolue nécessité de dire NON à l'impensable FN .

Fermement . Dignement . Sans répondre aux provocations ils ont fait ENSEMBLE un mur entre le monument rappelant ce jour de combat contre le nazisme et le FN . Un mur de silence. Un mur absolu . A Montluçon, ce sera NON au FN, à ses ridicules et fausses caricatures d'Histoire, çà sera NON à cette soi-disant résistance qui défend l'ignoble, le repli nationaliste et la haine de l'autre.

Une camarade dit haut , mais sans crier " Vous ne pouvez à la fois allumer les fours et déposer les Fleurs " ( Geneviève D G )

Il semble urgent et important de veiller à la défense de nos derniers symboles de lutte contre le nazisme, de lutte pour la Liberté . De ne point entendre les sirènes du révisionnisme d'extrême droite, de tenir ferme la barre !

De nombreuses fautes ont été commises et sont encore par cette République qui s'est servi et se sert des idées d'extrême droite les plus nauséabondes soit pour terroriser soit pour asseoir sa politique inique et anti-sociale . Ces fautes sont à reconnaitre par les uns et par les autres, si de République encore ils veulent parler .

Le sens de l'action de résistance de ce matin laisse penser que c'est possible, qu'au delà des électoralismes de bas étage, ils le sont tous, subsiste, résiste une idée non négociable de ce que doit être une société respirable, où l'Histoire a sa place , où l'Histoire doit prévenir du pire, où la haine de l'autre ne doit à aucun moment être tolérée .

En espérant que cet acte symbolique éveille, fasse prendre conscience du danger auquel nous sommes immédiatement confrontés  (Nanou Ferrier)

 


Pour lire l'article, cliquez sur l'image. Dossier PDF


 

De jeunes Palestiniens ont désiré marquer à leur propre manière le 25éme anniversaire de la chute du mur de Berlin en faisant une brèche dans le mur qui sépare Israël et les territoires palestiniens au niveau du village de Bir Nabala, en Cisjordanie, ce 8 novembre 2014.

Loin des flonflons et des projos des nouveaux Chiens de Garde ( occupés à ronger l'os Nabila), ils veulent montrer au monde qu'ils vivent encore , même derrière ce

" Mur de  la (leur) honte ".

Voici les photos de cette action très symbolique.


Maux de tête : J'ai un ver (un verre?) dans le cerveau...

Un ver d'un centimètre a été extrait du cerveau d'un Britannique qui était allé consulter son médecin pour des maux de tête.

La petite bête, le Spirometra erinaceieuropei, nichait dans le cerveau de cet homme de 50 ans depuis quatre ans, se déplaçant d'un côté à l'autre.

Ce ver provoque une inflammation des tissus et, s'il atteint le cerveau, des pertes de mémoire et des maux de tête. Sa rareté le rend mystérieux aux yeux des scientifiques qui ignorent son cycle de vie. Toutefois, il est censé s'attraper en consommant de petits crustacés infectés des lacs chinois, de la viande de reptile et d'amphibiens crue, ou en usant de cataplasmes de grenouille, un remède chinois pour calmer les inflammations des yeux.

 


Pour ceux qui auraient tendance à oublier qui est Le Pen ! LP

LP


La Libération par ceux qui l'ont vécue
Odette Nilès, « la petite fiancée de Guy Môquet »
Caroline Constant /L’Humanité /Mercredi, 6 Août, 2014



Pour Odette Nilès, la Libération, c’est avant tout sa propre liberté retrouvée. Mais elle a alors toujours en tête le souvenir de ses camarades fusillés à Châteaubriant et de Guy Môquet qui ne peuvent participer à ce moment tant espéré.
En août 1944, Odette Nilès s’est évadée. Celle qui fut, trois ans auparavant, la «petite fiancée de Guy Môquet » s’est échappée, avec « deux copines », du camp d’internement de Mérignac, en Gironde, où elle était enfermée depuis environ quatre mois. Pour elle, la Libération n’est pas seulement celle du pays. C’est aussi sa propre liberté retrouvée, après des années passées de camp d’internement en camp d’internement, de Châteaubriant (Loire-
Atlantique) à Gaillon (Eure), puis Aincourt (Val-d’Oise), Lalande (Yonne) avant Mérignac. «Il y avait eu quelques évasions avant nous. Alors pourquoi ne pas tenter notre chance ?», raconte, espiègle, la vieille dame, aujourd’hui âgée de quatre-vingt-dix ans. « La différence, c’est que les filles qui s’étaient échappées avant nous étaient attendues à l’extérieur. Nous, nous avons dû nous débrouiller par nos propres moyens.» Les trois jeunes filles trompent la vigilance des gardiens, qui « de toute façon étaient euphoriques, parce qu’ils savaient que c’était la fin de la guerre ». Elles se procurent une pince et « s’aident mutuellement à passer les barbelés ». Mais une fois dehors, où aller ? Les deux camarades d’Odette sont tétanisées par la peur. «J’ai alors aperçu une vieille femme qui marchait avec des cannes. Je lui ai demandé : “Madame, savez-vous où nous pouvons aller ? Nous venons de nous évader…” La dame, coup de chance, les envoie chez un dénommé Duraud, dont le fils est déporté. « Nous sommes arrivées chez des camarades. Ils nous ont hébergées et remises aux mains des FTP, qui occupaient l’hôtel Normandie de Bordeaux. » Mais lesdits FTP, «habillés en soldats», ne savent comment employer les trois demoiselles. «Ils nous ont dit : “Vous allez récurer les gamelles !  J’ai prévenu mes copines : il n’en était pas question, ni pour moi, ni pour elles !»
 

Embauchée pour s’occuper des forces unies de la jeunesse patriotique
Lorsqu’elle arrive, le 28 août, dans Bordeaux à moitié libérée, ce n’est pas la joie qui envahit Odette, mais un sentiment d’infinie tristesse. «Je voyais tous ces gens défiler en criant “vive De Gaulle”. Et je ne pouvais m’empêcher de penser : “Si seulement ils avaient levé le petit doigt, nous n’en serions pas là.” Elle a alors toujours en tête «le souvenir de mes camarades fusillés à Châteaubriant» et qui ne peuvent participer à ce moment tant espéré. Surtout, la jeune Odette se dit que tous ces manifestants «ne pensent pas à ces gars grâce à qui la Libération a pu avoir lieu». Elle ne le sait pas alors, mais elle rencontre aussi celui qui va devenir son mari, Maurice Nilès, responsable de la région Ouest des FTP jusqu’aux Pyrénées-Orientales. Bordeaux, c’est donc un moment qu’elle taxe de «difficile», avant de reprendre la lutte. Car parmi les FTP de Bordeaux se trouve Marcel Mugnier, l’un des dirigeants de l’organisation, chargé de la jeunesse. Il l’embauche pour s’occuper des forces unies de la jeunesse patriotique. De commune en commune, jusqu’à Angoulême (libérée le 31 août), elle réunit «des garçons et des filles antiallemands, mais qui ne s’étaient pas forcément manifestés». Mais Odette finit par «en avoir assez». Elle a envie «de remonter sur Paris, de revoir ma mère, que je n’avais pas vue depuis plusieurs années». Odette est alors à côté de Royan, en plein siège (du 12 septembre 1944 au 17 avril 1945). Marcel Mugnier propose de la raccompagner en voiture, avec deux autres compagnons. Mais le voyage fut épique : «C’était difficile : les Français, pour désorienter les Allemands, avaient retiré ou inversé les pancartes sur les routes. Nous nous sommes perdus ! L’un des gars était un sanguin. Il descendait avec son revolver, faisait ouvrir les portes pour demander notre chemin !» De retour à Drancy, la jeune militante reprend immédiatement contact avec le PCF et la jeunesse communiste.

À quatre-vingt-dix ans, la dame vit toujours au même endroit et est encore militante. À la fin de la guerre, Odette a tout juste vingt ans. Elle avait été arrêtée, avec dix-sept compagnons, en 1941, au métro Richelieu-Drouot, à Paris, après avoir organisé des manifestations contre l’Occupation. Après un interrogatoire musclé, ils sont tous emmenés «au siège du ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique », où un tribunal, composé uniquement d’Allemands, s’est réuni. «Ils ont demandé la peine de mort pour tous. Ça fait drôle. Je regardais le magnifique jardin, par la fenêtre. Et je me suis dit : “Dire qu’il fait si beau et qu’il va falloir mourir…” Au final, les nazis changent la donne : trois gars sont fusillés, neuf sont déportés et les autres envoyés de camp politique en camp politique, en commençant par Châteaubriant.

C’est dans ce camp que la jeune Odette rencontre Guy Môquet, dix-sept ans comme elle. Elle lui avait promis, sans trop savoir ce que c’était, « un patin ». Las. Le matin du 22 octobre 1941, il est fusillé. Avant de mourir, il laisse à sa petite fiancée ce petit mot écrit à la hâte : «Ma petite Odette, je vais mourir avec mes vingt-six camarades. Ce que je regrette, c’est de ne pas avoir eu ce que tu m’as promis. Mille caresses de ton camarade qui t’aime. Guy…»


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 Sur Instagram, un sniper israélien revendique fièrement avoir tué 13 enfants Gazaouis
jeudi 31 juillet 2014 -

Un « soldat » de l’armée israélienne a posté sur Instagram une photo sous laquelle il explique avoir tué 13 enfants palestiniens en une journée. Vous pouvez observer sur la photo ci-dessous David D. Ovadia, poser avec un fusille à lunette calibre 50.

« rVM sherri_elkaderi, j’ai tué 13 enfants aujourd’hui et tu es le suivant putain de musulmans allez en enfer salopes » Source

Ovadia a posté ce commentaire sur le compte d’une palestinienne nommée Sherrii ElKaderj.

L’image a été très vite enregistrée au cas où Ovadia l'a supprime après avoir réalisé qu’il pourrait être poursuivit en justice pour ses crimes de guerre, qu’il revendique fièrement sur l’Internet.

Il est fort probable que les exploits dont il se vante ont été réalisés avec le fusil à lunette présent sur la photo, une arme généralement réservée aux meilleurs snipers d’élite. Dans chaque action menée par Tsahal, Ovadia revendique y participer et faire tout son possible pour tué le maximum d’enfants Gazaouis.


La honte


Paris détient depuis cet après-midi un nouveau record : celui d’être la seule capitale dans le monde interdite de manifestation de solidarité avec le peuple palestinien.

De Londres à Quito, de Madrid à Berlin, de New York à Montréal, les citoyens du monde ont pu exprimer leur colère au gouvernement assassin israélien, leur peine et leur soutien aux habitants de la bande de Gaza fracassés sous les bombes et à ceux de Cisjordanie occupée.

Les citoyens du monde ont pu défiler et protester partout sauf dans la ville des Lumières, partout sauf dans la ville de la Commune, partout sauf dans la capitale d’un pays autrefois qualifié « patrie des droits de l’homme ».

Les responsables de cette interdiction suivie de la répression policière portent des noms : François Hollande, Manuel Valls et leurs amis du gouvernement. Ils ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de la SFIO. Ils se rendent complices d’une puissance étrangère coupable de crimes contre l’humanité.

Que ces gouvernants soient totalement disqualifiés est une chose dont ils auront, un jour ou l’autre, à rendre des comptes. Autre chose est la honte qui vient de s’abattre sur la France. A Paris, on interdit un défilé, on gaze les manifestants. Et demain ?


José Fort - L'Humanite -Samedi 19 juillet 2014


La honte

Paris détient depuis cet après-midi un nouveau record : celui d’être la seule capitale dans le monde interdite de manifestation de solidarité avec le peuple palestinien. De Londres à Quito, de Madrid à Berlin, de New York à Montréal, les citoyens du monde ont pu exprimer leur colère au gouvernement assassin israélien, leur peine et leur soutien aux habitants de la bande de Gaza fracassés sous les bombes et à ceux de Cisjordanie occupée.
Les citoyens du monde ont pu défiler et protester partout sauf dans la ville des Lumières, partout sauf dans la ville de la Commune, partout sauf dans la capitale d’un pays autrefois qualifié « patrie des droits de l’homme ».  Les responsables de cette interdiction suivie de la répression policière portent des noms : François Hollande, Manuel Valls et leurs amis du gouvernement. Ils ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de la SFIO. Ils se rendent complices d’une puissance étrangère coupable de crimes contre l’humanité.
Que ces gouvernants soient totalement disqualifiés est une chose dont ils auront, un jour ou l’autre, à rendre des comptes. Autre chose est la honte qui vient de s’abattre sur la France. A Paris, on interdit un défilé, on gaze les manifestants. Et demain ?
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La honte

Paris détient depuis cet après-midi un nouveau record : celui d’être la seule capitale dans le monde interdite de manifestation de solidarité avec le peuple palestinien. De Londres à Quito, de Madrid à Berlin, de New York à Montréal, les citoyens du monde ont pu exprimer leur colère au gouvernement assassin israélien, leur peine et leur soutien aux habitants de la bande de Gaza fracassés sous les bombes et à ceux de Cisjordanie occupée.
Les citoyens du monde ont pu défiler et protester partout sauf dans la ville des Lumières, partout sauf dans la ville de la Commune, partout sauf dans la capitale d’un pays autrefois qualifié « patrie des droits de l’homme ».  Les responsables de cette interdiction suivie de la répression policière portent des noms : François Hollande, Manuel Valls et leurs amis du gouvernement. Ils ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de la SFIO. Ils se rendent complices d’une puissance étrangère coupable de crimes contre l’humanité.
Que ces gouvernants soient totalement disqualifiés est une chose dont ils auront, un jour ou l’autre, à rendre des comptes. Autre chose est la honte qui vient de s’abattre sur la France. A Paris, on interdit un défilé, on gaze les manifestants. Et demain ?
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La honte

Paris détient depuis cet après-midi un nouveau record : celui d’être la seule capitale dans le monde interdite de manifestation de solidarité avec le peuple palestinien. De Londres à Quito, de Madrid à Berlin, de New York à Montréal, les citoyens du monde ont pu exprimer leur colère au gouvernement assassin israélien, leur peine et leur soutien aux habitants de la bande de Gaza fracassés sous les bombes et à ceux de Cisjordanie occupée.
Les citoyens du monde ont pu défiler et protester partout sauf dans la ville des Lumières, partout sauf dans la ville de la Commune, partout sauf dans la capitale d’un pays autrefois qualifié « patrie des droits de l’homme ».  Les responsables de cette interdiction suivie de la répression policière portent des noms : François Hollande, Manuel Valls et leurs amis du gouvernement. Ils ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de la SFIO. Ils se rendent complices d’une puissance étrangère coupable de crimes contre l’humanité.
Que ces gouvernants soient totalement disqualifiés est une chose dont ils auront, un jour ou l’autre, à rendre des comptes. Autre chose est la honte qui vient de s’abattre sur la France. A Paris, on interdit un défilé, on gaze les manifestants. Et demain ?
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La honte

Paris détient depuis cet après-midi un nouveau record : celui d’être la seule capitale dans le monde interdite de manifestation de solidarité avec le peuple palestinien. De Londres à Quito, de Madrid à Berlin, de New York à Montréal, les citoyens du monde ont pu exprimer leur colère au gouvernement assassin israélien, leur peine et leur soutien aux habitants de la bande de Gaza fracassés sous les bombes et à ceux de Cisjordanie occupée.
Les citoyens du monde ont pu défiler et protester partout sauf dans la ville des Lumières, partout sauf dans la ville de la Commune, partout sauf dans la capitale d’un pays autrefois qualifié « patrie des droits de l’homme ».  Les responsables de cette interdiction suivie de la répression policière portent des noms : François Hollande, Manuel Valls et leurs amis du gouvernement. Ils ont rejoint dans l’indignité leurs prédécesseurs de la SFIO. Ils se rendent complices d’une puissance étrangère coupable de crimes contre l’humanité.
Que ces gouvernants soient totalement disqualifiés est une chose dont ils auront, un jour ou l’autre, à rendre des comptes. Autre chose est la honte qui vient de s’abattre sur la France. A Paris, on interdit un défilé, on gaze les manifestants. Et demain ?
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Un premier obus s'abat sur le port juste à côté de la plage, les enfants se mettent à courir puis soudain un second obus s'abat sur eux.

Attention images choquantes.

 

Que ceux qui pense encore à une "guerre chirurgicale" , à des "objectifs ciblés" , aux " attaques contre les dirigeants du Hamas" aient le courage de regarder !

C' était des ENFANTS  comme les vôtres sur la plage !!!


 

B

**Juillet 2014**


 

Ménard roi des balcons à Béziers

La mairie de Béziers, dirigée par Robert Ménard, élu avec le soutien du Front national, a annoncé mardi 20 mai avoir décidé d'interdire d'étendre le linge aux balcons et fenêtres des immeubles visibles des voies publiques, sauf entre 22 heures et 6 heures.

"Par arrêté municipal du 19 mai 2014, il a été décidé d'interdire d'étendre du linge aux balcons, fenêtres et façades des immeubles visibles des voies publiques. Les immeubles participent pleinement à la perception et à la qualité environnementale du domaine public, les façades ont un impact important sur l'attractivité économique et touristique de la ville et notamment en matière d'ordre esthétique", indique le texte de la mairie.

"Cet arrêté permanent s'applique à l'intérieur du secteur sauvegardé de la ville, l'interdiction sera levée entre 22 heures et 6 heures du matin", ajoute l'arrêté qui prévoit également une interdiction "de battre les tapis par les fenêtres après 10 heures du matin".

Selon la mairie, les personnes qui seront prises "en infraction avec les dispositions de l'arrêté seront passibles d'une amende", dont le montant n'a pas été communiqué.                                                            Source    http://www.leplacide.com/   

 

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